
Le forum Shorex hanté par Madoff et par les commissions «occultes»
Signe de ces temps de crise, des sujets de discussion longtemps «tabous» commencent à s’inviter dans les rencontres des professionnels de la gestion de fortune. Mercredi, lors du forum Shorex, qui réunissait près de 1500 personnes à Genève, deux conférences ont osé aborder le problème des «rétrocessions» et celui des dédommagements de clients floués.

mercredi 2 décembre 2009
L’or refuge contre le désespoir
L’explosion des dettes gouvernementales provoquera une hyperinflation fatale au dollar comme à l’euro.
par Christian Affolter, L'AGEFI
Shorex note: James Turk (Goldmoney) was a speaker at the GOLD conference stream of the Shorex Wealth Management Forum Geneva.
«La hausse des marchés actions n’est pas due à l’existence d’une reprise de l’économie.» Le fondateur de Goldmoney James Turk n’a pas hésité à utiliser des formules choc devant une salle remplie jusqu’à la dernière place lors du Shorex Wealth Management Forum qui se tient actuellement à Genève. Son explication est tout aussi déstabilisante: «Garder les liquidités ou les placer sur un compte d’épargne serait encore plus risqué que de les investir en actions. Si vous ne pouvez obtenir aucun revenu d’intérêts, à quoi sert-il alors de détenir des monnaies nationales?»

Vendredi 4 décembre 2009
La conscience rejointe par la performance
L’impact des facteurs ESG sur le prix d’une action ne cesse de grandir et demande ainsi leur intégration dans les analyses financières.
par Christian Affolter, L'AGEFI
Shorex note: MM. Jean-Pierre Klumpp (BlueOrchard), (Jean-Christophe Ganz (Vietnam Holding), Jean Laville (Ethos), Hugh Wheelan (Responsible Investor), Edmond Schaff (Altedia) quoted in this article were speakers at the SRI conference stream of the Shorex Wealth Management Forum Geneva.
L’investissement socialement responsable (ISR) entre dans une ère nouvelle. La crise lui offre l’occasion de démontrer que les entreprises tenant compte de ces critères résistent mieux aux fluctuations cycliques. Il ne s’agit plus de renoncer à une partie du rendement au nom de la bonne conscience. Encore moins de simplement exclure l’alcool, le tabac, les armes, le travail d’enfants ou le nucléaire d’un portefeuille. Les outils se sont affinés depuis longtemps. Au point qu’«à long terme, l’ISR générera au contraire une performance supérieure », a souligné Jean Laville, directeur adjoint de la fondation Ethos, lors du forum Shorex à Genève.
La peur de la fin du dollar fait monter l’or
La hausse semble la seule voie possible. Mardi, les cours de l’once de métal brillant ont brièvement fait une incursion au-delà des 1200 dollars l’once sur le Comex new-yorkais, avant d’osciller en fin de journée quelques dollars sous ce plafond. A Londres, sur le marché des lingots livrables immédiatement, les échanges se dénouaient à 1192,50 dollars, le prix officiel fixé dans l’après-midi.
Le mouvement emmène avec lui les autres métaux précieux. L’argent a grimpé à 18,75 dollars l’once, la même quantité de platine ne trouvant pas vendeur à moins de 1471 dollars.
L’épouvantail de l’inflation
Qualifiés de «gold bugs», les aficionados du métal brillant savourent leur revanche: cette envolée reflète, selon eux, l’écroulement du roi dollar. Prenez James Turk, patron de Goldmoney, une société s’occupant d’acheter et de stocker des lingots pour le compte de ses clients. S’exprimant mardi à Genève devant le public du Shorex – un salon dédié aux gérants de fortune – ce dernier n’a pas hésité à brandir la menace d’un retour de l’hyperinflation aux Etats-Unis, «comme dans l’Argentine des années 1980».




















